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Historique du Lycée Beau Jardin

Beau Jardin est le nom de la colline sur laquelle l’école est bâtie et qui fut jusqu’à la Révolution, propriété d’un chapitre de chanoines réguliers qui avait remplacé au Xème siècle des moines dont la conduite n’était pas celle qui convient à des hommes en principe consacrés au service de Dieu et de leurs frères.

      • 1673

        Visite de Saint-Dié par Louis XIV

        Le 26 Août 1673, le Roi Louis XIV se rend en Alsace retrouver l’armée de Turenne. Il visita Saint-Dié et entre autres choses le jardin fameux des chanoines, jardin qu’il trouva « le plus beau du monde ». Il se passa presque un siècle jusqu’à l’arrivée des Soeurs de la Doctrine Chrétienne. 
      • 1751

        Ouverture d'une école pour fille

        En 1751, à la demande du Conseil de la Ville de Saint-Dié, une école de filles est ouverte par la Congrégation des Soeurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy. Cet ensemble qui s’appelait à l’époque « Pensionnat de l’Ange Gardien » comportait un primaire et un premier cycle. 
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      • 1791

        Renvoi des soeurs

        En 1791, quarante ans après, les Sœurs refusent de conduire les élèves à certaines cérémonies du 8 mai et sont renvoyées de Saint-Dié.

    • 1797

      Rappel des sœurs

      En 1797, elles sont rappelées et enseignent à l’École de la Rue de l’Orient. Elles ont alors une Supérieure de marque en la personne de Mère Amélie Cloutier qui se rend célèbre lors d’une discussion dans une commission municipale, par cette réflexion : « Je suis de la famille de la nature des clous : plus on me frappe, et plus je m’enfonce, mais aussi plus je tiens »
    • 1848

      Achat de Beau-Jardin

      Le 16 octobre 1848, les trois Sœurs Cloutier (en religion Joséphine, Amélie et Mélanie) achètent au lieu-dit « Beau Jardin », à Monsieur Eugène Richard, un terrain de 70 ares avec maison de jardinier, serre, pavillon… pour la somme de 12 000 francs.
    • 1849

      1ère construction

      En 1849, elles font construire la première aile de la maison actuelle, mettant au dessus de la porte d’entrée la devise : « Spes mea Deus » : « Mon espoir, c’est Dieu ». Les frais de construction et d’ameublement du pensionnat se sont élevés à 44 280 francs.
    • 1854

      Sœur Sainte-Chantal

      Mère Amélie Cloutier décède en 1854 et est remplacée par Sœur Sainte-Chantal qui fut une Supérieure énergique jusqu’en 1890. C’est à cette période que fut construite une aile perpendiculaire au premier bâtiment.
    • 1881

      Ecole gratuite

      En 1881-82, des lois rendent l’école gratuite, laïque et obligatoire, on les doit à Jules Ferry, natif de Saint-Dié.
    • 1890

      Sœur Eudoxie

      De 1890 à 1899, Sœur Eudoxie, avec une distinction naturelle montre les plus belles qualités d’esprit et de cœur et, dans des conditions politiques très difficiles, fait élever la statue de l’Ange Gardien qui se trouve toujours à l’entrée du Beau Jardin. Y figure cette mention : « Saint-Ange de Dieu, protégez-nous ».
    • 1899

      Les religieuses sont chassées

      Un climat d’anticléricalisme s’installe que l’affaire Dreyfus 1898-1899 portera à son paroxysme ; les religieux et les religieuses sont chassés le 8 décembre 1899. Avec le gouvernement Waldeck Rousseau, les tracasseries se multiplient. De 1899 à 1903, c’est la fermeture du Pensionnat de l’Ange Gardien, de l’école des Frères de Marie de la Rue Haute, et de l’École de la Rue Cachée tenue alors par les Sœurs de la Doctrine Chrétienne.
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    • 1903

      Gestion laïque

      de 1903 à 1905, Mademoiselle Jehl reprend le flambeau laissé par les Soeurs obligées de partir.
    • 1905

      Séparation de l'Eglise et de l'Etat

      en 1905, Mademoiselle Mory devient directrice, et, avec Mademoiselle Roux, va maintenir la réputation du Beau Jardin. Dieu seul sait le courage héroïque, l’optimisme, qu’il fallait pour tenir face à leur idéal, seules sans secours financier, seules sans appui des pouvoirs officiels. Lors de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, le Pensionnat laïcisera son nom et deviendra le Pensionnat du Beau Jardin. Les Sœurs se feront appeler « Madame » pendant de nombreuses années.
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    • 1923

      Sœur Louise

      En 1923, Sœur Louise (qui fut professeur pendant 14 ans au Beau Jardin) revient comme Supérieure jusqu’en 1931 et, en compagnie de Sœur Basile, de Sœur Sainte-Cécile, va faire preuve d’une bonté, d’une délicatesse sans borne. Elle seconde Mademoiselle Mory, Directrice, pour l’internat et les différents services en dehors des classes : musique, dessin, cuisine.
    • 1931

      Croissance de Beau Jardin

      En 1931, Mère Marguerite Saint Remy prend la direction du Beau Jardin et donne une vigoureuse impulsion au Beau Jardin. Le nombre croissant des élèves internes et externes, le succès aux examens en sont le plus beau témoignage. L’école prépare au Brevet élémentaire, elle comprend des maternelles, classes primaires et un cours complémentaire.
    • 1939

      Seconde Guerre Mondiale

      En 1939, Mère Marguerite Saint Remy accepte de restreindre les classes pour servir la cause de la patrie en hospitalisant un état major et en 1944, lors des bombardements de l’automne, elle permet à tous les voisins d’envahir la solide cave du Beau Jardin. Le lycée fonctionne normalement jusqu’en octobre 1944 où la rentrée se montre impossible : le front avance, la libération est douloureuse car les trois quarts de la ville sont détruits par les incendies provoqués par les Allemands. C’est également l’évacuation vers le Pensionnat de La Providence, situé Rue Pasteur. Le Beau Jardin est épargné et rouvre ses portes en 1945. Mère Marguerite Saint Remy décide d’abriter ceux qui peuvent avoir besoin d’un gîte : les pensionnaires et les religieuses de l’Hospice St Joseph, l’École libre de la Rue Cachée et les Écoles Communales à mi-temps, jusqu’à ce que des bâtiments provisoires puissent accueillir les élèves. L’école Paroissiale tenue par les demoiselles Loigerot (anciennement Rue Cachée) est d’abord installée derrière l’Eglise Notre-Dame en préfabriqués puis sera reconstruite près du Beau Jardin : c’est le bâtiment de Notre-Dame de Galilée.
    • 1945

      Mère Simon Pierre

      En octobre 1945, une nouvelle page s’ouvre avec l’arrivée de Mère Simon Pierre, Supérieure, et de Sœur Anne Thérèse, jeune directrice qui restera deux ans, animatrice remarquable du Beau Jardin. Avec elle, l’école s’agrandit progressivement et les bâtiments se transforment intérieurement, les élèves étant de plus en plus nombreuses. L’internat comporte un dortoir dit « Suisse » car les lits ont été donnés par les Suisses après la guerre et des chambres construites dans le grenier du 3ème étage.
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    • 1951

       

      « En 1951, le Beau Jardin prépare au Baccalauréat. Mademoiselle STUDER devient directrice administrative, Sœur Anne-Thérèse gardant le titre de Directrice.
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    • 1957

      Classes maternelles et primaires

      En 1957, le Beau Jardin reprend les classes maternelles et primaires de l’École Paroissiale qui devient Notre Dame de Galilée dont les bâtiments s’élèvent à la limite sud de la propriété.
    • 1960

      Cours secondaire du Beau Jardin

      En 1960, un contrat simple avec l’Etat est signé ainsi que l’ouverture du secondaire, c’est alors le Cours secondaire du Beau Jardin.
    • 1961

       

      En 1961, la place manque, le Beau Jardin devient alors propriétaire de bâtiments situés Avenue de la Vigne Henry. Ce sera l’ « Annexe » où s’installent les Secondes, Premières et Terminales A et B, les C et D restant scolarisés à Sainte Marie. Un étage sera construit un peu plus tard, puis deux classes en préfabriqués s’y ajouteront en 1965. Il est probable que les préfabriqués du Beau Jardin aient été construits aussi à ce moment-là.
    • 1962

      Accueil des classes de Terminales de 3 établissements

      En 1962, le Beau Jardin accueille les classes de Terminales des élèves des trois établissements libres de Saint-Dié. Peu à peu, les regroupements se sont faits d’abord par sections : littéraires au Beau Jardin, scientifiques à l’Institution Sainte Marie, puis la fusion des classes primaires de Notre Dame de Galilée avec le « Petit Collège Sainte Marie ».
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    • 1963

      Association

      En 1963, le contrat simple se transforme en contrat d’association (loi Debré) : les professeurs sont payés par l’Etat mais les personnels d’éducation, d’administration et d’entretien restent à la charge de l’école, c’est-à-dire des parents.
    • 1964

       

      En 1964, Mademoiselle Humbert prend la direction des études, Soeur Anne Thérèse devient Supérieure de la Communauté et le restera jusqu’en 1970.
    • 1965

      Achats de terrains pour le sport

      En 1965, des terrains de sport sont indispensables et une occasion s’offrant, le jardin du Docteur Thirion, qui comprend un verger et des terrasses, est acheté. Une bande de terrain de 20 m qui permet de lier les deux propriétés du Beau Jardin est achetée également.
    • 1968

      Nouveaux bâtiments

      Les bâtiments sont devenus trop petits, il faut de nouvelles classes. Le jardin est vaste et ainsi une nouvelle construction est envisagée à la place du poulailler et d’une partie du verger. Ce sera la chapelle, le réfectoire, les cuisines, inaugurés le 13 janvier 1968 sous un temps très neigeux.
    • 1970

      Réception et parloir

      Une dernière construction plus fonctionnelle qu’esthétique : la réception et le parloir seront ajoutés à la façade après le départ de Mère Anne Thérèse et à l’arrivée de Mère Anne Madeleine en 1970.
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      Pendant 10 ans, Mademoiselle Humbert a œuvré pour le rapprochement des écoles Beau Jardin sous la tutelle des Sœurs de la Doctrine Chrétienne et Sainte-Marie sous la tutelle des Frères Marianistes. La tâche a été si difficile que l’Abbé André, directeur diocésain a eu un jour cette phrase : « Je suis fatigué de mener à l’eau des ânes qui n’ont pas soif ».
    • 1980

      Regroupement

      Un regroupement définitif a finalement lieu en 1980 : les trois établissements Beau Jardin, Institution Sainte Marie et Notre Dame de Galilée, situés dans la même partie de la ville, ont regroupé toutes leurs classes en se les répartissant par niveaux pour former l’Ensemble Scolaire du Robache. L’Institution Sainte-Marie devient collège et le Beau Jardin lycée. L’internat des filles reste au Beau Jardin, les garçons à Sainte Marie.
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      Revente de l'Annexe

      Après le jumelage, personne n’ayant trouvé usage de l’Annexe restée longtemps inoccupée, elle est revendue aux Compagnons du Devoir qui l’ont revendue à leur tour. C’est la Résidence du Château aujourd’hui.
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      Gestion par les parents d'élèves

      Pour pallier à l’incompétence de la Sœur économe, Mlle Humbert a créé au lycée le premier organisme de gestion et a choisi des gestionnaires performants parmi les parents d’élèves. Quand Sœur Raymonde est arrivée comme supérieure avec son économe Sœur Anne-Lucie, elle n’a pas souhaité conserver ce comité de gestion, au grand regret de la Directrice.
    • 1988

      Monsieur Goeuriot

      En septembre 1988, Mademoiselle Humbert part en retraite, Monsieur Goeuriot prend la direction du Beau Jardin.
    • 1991

      Nouvelle Maternelle

      En septembre 1991, la nouvelle maternelle, construite dans la cour du « Petit Collège » à Sainte Marie, ouvre ses portes. Le Beau Jardin récupère ainsi les salles du premier étage de Notre Dame de Galilée pour y installer les salles de langues.
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    • 1994

      BTS Commerce International

      En 1994, les préfabriqués sont rénovés pour abriter un BTS Commerce international qui ne présentera que trois promotions faute d’effectifs.
    • 1999

      Monsieur Georges Herriot

      En septembre 1999, avec l’arrivée du nouveau millénaire, Monsieur Georges Herriot prend les rênes de l’établissement jusqu’à sa retraite en 2009.
    • 2003

      Désengagement des sœurs

      En 2003, les sœurs de la Congrégation de la Doctrine Chrétienne donnent une autre orientation à leurs actions et se désengagent de l’enseignement en France : c’est la dévolution de tutelle vers le diocèse. Les Sœurs Raymonde et Brigitte sont les dernières à quitter l’établissement.

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